Les Ruchers de Montagnac à Montfrin
Mardi 12 mai 2026, c’est à mon tour de mener le groupe de 30 personnes, le même numéro que Montfrin situé dans le Gard 30490, du latin « Mons Fremens » signifiant « la montagne des bêtes sauvages ».
Un fort mistral se profile à l’horizon nous obligeant à bien visser sur nos têtes casquettes et chapeaux.
La randonnée commence par la visite extérieure du château de Montfrin, qui domine la vallée avec une vue imprenable sur le village. Il a appartenu à certaines familles illustres notamment Robert Schreiber. Il ressemble de par sa distribution au château de Versailles.
Pour y accéder nous grimpons sur un promontoire dont l’allée est bordée de feuilles d’acanthe très utilisées dans les décorations antiques et médiévales sur les chapiteaux corinthiens.
Nous redescendons pour atteindre la chapelle St Amand, pour ce faire, nous longeons des cultures d’arbres fruitiers de toutes sortes : figuiers, cerisiers, abricotiers, poiriers, pruniers. Des plantations également de blé qui ondulent sous la houlette du vent comme une mer déchaînée qui écume de rage.
Quelques coquelicots parsèment de tâches rouges les herbes folles.
Après quelques kilomètres, enfin la chapelle de style roman, dont le soleil danse sur sa façade ocre.
Elle est entourée de cyprès séculiers afin que les âmes des défunts montent jusqu’au ciel.
C’est dans ce bel environnement que nous déjeunons, à l’abri du mistral, certains au soleil, d’autres à mi-ombre.
Le repas terminé visite du village de Théziers, qui nous plonge dans un autre siècle.
Pas de téléphone pour correspondre, mais des pigeons voyageurs portant les missives aux seigneurs des lieux.
Que de rêveries nous inspirent les pierres de ces maisons d’un autre âge.
Nous devons repartir pour visiter une curiosité dans une ancienne carrière de calcaire : Les Ruchers où « Apier », mur des abeilles.
Le groupe est enchanté de se retrouver dans ce lieu hors du temps.
Ensuite, pérégrinations dans la ville de Montfrin, où des personnages prestigieux ont foulé le sol : Charles Martel, Molière, François Ier, Louis XIII. On dit même que c’est à Montfrin que Jean Baptiste Poquelin aurait changé son nom en celui de « Molière ».
Et cette journée s’achève comme toujours dans un estaminet, devant un pichet de bière et quelques friandises scellant notre pacte d’amitié.










